Février 2016

24.05.2016    Février commença en fanfare, avec les 34cm du 31 janvier et les 32 du premier du mois, nous avions de quoi offrir des pistes parfaites au-dessus de 2300m, et les freeriders avaient matière à s'amuser. Mais la pluie détrempa le manteau sous cette limite, la première nuit de février vit de grosses coulées se déclencher à mi-pente sur les Gardes de Bordon. Le mois commençait un lundi, le soleil baigna ces deux jours à faible fréquentation et les températures s'élevèrent rapidement, mardi 2 des avalanches de neige mouillée dans la forêt touchaient le retour en station. Tout le mois, les précipitations, les températures et le vent se joueraient de nous.

le tableau est généré depuis la feuille de calcul en ligne février 2016 qui recense les données du mois. Cliquez sur l'image pour agrandir:



Avec 184cm de cumul, février fut moins neigeux que janvier mais le ciel resta mitigé, les précipitations mieux réparties et la situation avalancheuse difficile à gérer jusqu'au 15. Le 5 en particulier, suite à deux jours qui ajoutèrent 40cm au cumul, nous constations une bonne stabilité sur l'ensemble du domaine. Il fallut arriver aux minages de dernière priorité pour déclencher des avalanches surprenantes sur des pentes Nord et Nord-Est du secteur Tsirouc, et nulle part ailleurs... Ce jour-là, une moitié des patrouilleurs minait et l'autre se débattait pour empêcher les riders d'accéder aux zones en cours de préparation. A l'avenir, des secteurs entiers de pistes resteront certainement fermés jusqu'à la fin des minages sur toutes les pentes accessibles par les installations, impossible de raisonner ceux qui "connaissent la montagne"! Le samedi 6, après beaucoup de travail, nous ouvrions la piste du Chamois vers Grimentz.

5 février, le minage sécurise les pentes pour permettre aux machines de progresser vers la piste du Chamois
Le 9, une tempête d'ouest souffla la plus belle rafale de la saison qui manqua de peu la barre des 120 km/h, puis une série de perturbations emmena la couche à 138cm le 14. Le lendemain, malgré 16cm de fraîche sur la planchette, la règle affichait la même valeur et l'on enfonçait plus jusqu'aux hanches. Le poids du manteau avait tassé la couche de gobelets à sa base. Dès lors et comme souvent quand les quantités sont importantes, le manteau est resté stable sur la plupart des pentes, sauf celles exposées au soleil, au réchauffement et aux coulées printanières de neige mouillée. Nous n'avons d'ailleurs pas attendu longtemps, un front chaud emmena des températures positives à 2900m au lever du jour le 22 déjà, puis un regel stabilisa les pentes au-dessus de la limite des forêts jusqu'en mars.

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